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Collégiale Notre Dame de Grâce -Sérignan-
La construction de ce monument classé s’est échelonnée du XIIéme au XVéme siècle. Les sérignanais retrouverons un peu d’autonomie dans la gestion de leur église au XVIéme siècle. En effet, à cette époque, peut-être lassés par les luttes séculaires entre les vicomtes et les évêques de Béziers pour s’en attribuer la propriété, des prêtres érigeront l’église paroissiale en chapitre collégial. Son clocher, imposante tour de trente mètres de haut, évoque plus le donjon guerrier que l’édifice religieux. Un mâchicoulis protégeant un beau portail aux voussures romanes renforce la première impression militaire dégagée par la façade. Commencé comme une vaste église à trois nefs de style roman tardif, l’édifice est remanié par les bâtisseurs pour se conformer à la révolution architecturale du moment : le gothique. Les murs et les piliers déjà construits ont été conservés. L’abside a été percée de sept lancettes à meneaux. Les hauts murs n’ayant pas été renforcés d’arcs-boutants, il n’était pas question de la coiffer d’une voûte en ogive dont la pression aurait à terme écarté les murs. La solution d’une charpente en bois a été choisie. L’abside présente un ensemble de vitraux réalisés par les ateliers de Mauvernay et posé en 1879. Les spécialistes les considèrent comme unique dans le sud de la France par leur état exceptionnel de conservation.
Date : 29/07/2004
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